Culture du manqueÀ l’approche de la fin de l’année, j’entends autour de moi beaucoup des gens manifester leur mécontentement en raison des objectifs qu’ils n’ont pas atteints, des choses qu’ils ont mal faites ou des projets qu’ils n’ont pas terminés. J’entends, par exemple, des phrases comme celles-ci :

« Je croule sous le travail. Une journée ne suffit pas pour faire ce que je veux. J’aimerais être plus performante. »

« J’aurais dû m’y prendre autrement pour finir les projets en suspens. »

« Ça a été une année assez difficile sur tous les plans. J’espère que l’année prochaine sera plus calme et riche en événements positifs. »

« J’ai perdu du poids, mais il me reste encore tellement de chemin à parcourir pour atteindre mon poids idéal. »

« Ouais… Mon entreprise est sur une bonne lancée, mais je ne suis pas rendu là où je voudrais être. »

Quel point commun lie ces phrases? Selon moi, ces phrases dépeignent un tableau assez sombre de ce que vit la personne qui en parle et ne laisse entrevoir aucun point positif, événement heureux ou « lueur d’espoir ». C’est un peu triste, non?

Une chose est sûre, à l’approche de la fin d’année, et surtout de la nouvelle année, certaines personnes ont tendance à voir le verre à moitié vide lorsqu’il s’agit de faire le bilan de leur année et de leurs réalisations personnelles et professionnelles. Ces personnes mettent davantage l’accent sur ce qui n’a pas bien fonctionné, sur les choses qu’ils ne possèdent pas, sur leurs échecs ou sur leurs déboires. En agissant de la sorte, elles perpétuent la « culture du manque » (comme en a parlé la chercheure américaine Brené Brown dans son excellent livre Daring Greatly : How the Courage to Be Vulnerable Transforms the Way We Live, Love, Parent, and Lead).

Je vous invite à prendre conscience de cette culture du manque qui, à mon avis, est destructrice. Car en mettant l’accent sur tout ce qui ne va pas dans notre vie, on ouvre grande la porte à des sentiments d’abattement, de honte, d’infériorité, de désespoir et de dépression. La solution? Elle est plus simple que vous ne le pensez. Et non, je ne vous recommande pas de faire l’autruche et d’enfoncer votre tête dans le sable et d’ignorer les sphères de votre vie dans lesquelles vous aimeriez « faire mieux ». Je vous suggère plutôt d’adopter la culture de « l’abondance » et de manifester davantage de gratitude à l’égard de la personne que vous êtes et des expériences que vous vivez, que celles-ci soient d’ordre personnel ou professionnel.

Les grands noms du développement personnel et professionnel tels Deepak Chopra, Eckhart Tolle et Mark Victor Hansen ont invité des milliers de lecteurs à exprimer plus de gratitude envers eux-mêmes, les personnes qui les entourent et les événements qu’ils vivent. En d’autres termes, je vous invite à voir le verre à moitié plein.

Chaque fois que vous aurez envie de vous critiquer ou de perpétuer la culture du manque en mentionnant tout ce qui a mal été dans votre journée, pensez à au moins trois événements positifs qui auront lieu au cours de cette même journée, et notez-les dans un carnet dans lequel vous consignerez, chaque jour, vos bons coups. Prenez l’habitude de lire, avant de vous coucher, quelques lignes de ce que vous avez écrit. Pour ma part, chaque soir, je parle de mes bons coups à mon mari et il me fait part des siens. Résultat : je me couche sur une note positive et j’aborde ma journée du lendemain avec une belle énergie et une joie de vivre contagieuse, malgré les aléas de la vie. Est-ce que je ferme pour autant les yeux sur les difficultés que je rencontre au quotidien et les petits ou grands tracas de la vie? Non, pas du tout. Je ne les ignore pas. J’en prends pleinement conscience, mais je choisis de ne pas en faire un plat et donc, de leur donner beaucoup plus d’importance qu’ils n’en méritent.

J’espère que cet article vous amènera à faire plus de place à la joie et à l’espoir dans votre vie. Je vous laisse sur cette magnifique citation de l’écrivaine américaine Helen Keller :

« L’optimisme est la foi qui mène à la réalisation. Rien ne peut se faire sans l’espoir et la confiance. »